Il y a un an, je n’avais aucune idée que Mémoire Vive allait voir le jour.
De la radio à Mémoire Vive : retour sur une année fondatrice.
Début 2025, je n’avais encore aucune idée que Mémoire Vive allait naître.
Rien n’était écrit, rien n’était planifié. Et pourtant, avec le recul, tout était déjà là.
Mémoire Vive n’est pas née d’un coup de tête.
Elle est le fruit d’une longue réflexion, d’un gros travail sur moi-même, et d’un chemin intérieur entamé bien avant de devenir un projet professionnel.
2024 : apprendre à se choisir
L’année 2024 a été une année charnière.
Une année de développement personnel, de remise en question, de fatigue parfois (jeune maman oblige !), mais aussi de prises de conscience profondes.
Comprendre ce qui ne me convenait plus.
Mettre des mots sur ce qui me pesait.
Accepter que certaines situations professionnelles n’étaient plus alignées avec mes valeurs.
Je ne savais pas encore où j’allais.
Mais je savais de plus en plus clairement ce que je ne voulais plus.
Une nuit décisive
Mémoire Vive est née en une nuit.
Une nuit agitée, presque sans sommeil.
Après une réunion professionnelle qui m’a profondément marquée. Une humiliation de trop. Un moment où quelque chose s’est fissuré… puis réorganisé.
Cette nuit-là, entre colère, tristesse et lucidité, une idée a pris forme.
Pas encore un projet structuré, mais une évidence :
👉 je voulais remettre de l’humain au cœur de mon travail.
La voix.
L’écoute.
Le temps long.
Les souvenirs.
Je ne voulais pas d’une reconversion professionnelle. Simplement exercer mon métier différemment.
2025 : Mémoire Vive prend vie
Et puis 2025 est arrivée.
Et avec elle, Mémoire Vive.
Cette année, j’ai enregistré mes premiers souvenirs sonores.
Des anniversaires.
Un mariage.
Un départ à la retraite.
Un livre d’or associatif.
Des histoires de vie confiées avec pudeur et confiance.
Des personnes rencontrées parfois par hasard, parfois par le biais de mon réseau de 13 années de radio locale, qui ont cru en moi avant même que Mémoire Vive ne soit vraiment installée.
Il y a eu cette dernière interview à la radio, comme un passage de relais.
Il y a eu ces premiers clients, devenus bien plus que des “clients”.
Il y a eu Delphine, ma mariée du mois de juin, dont la confiance et la sensibilité ont ouvert la voie à une vraie collaboration, un partenariat naissant.
Quand le réseau devient racine
Ces treize années de radio, je les ai longtemps vues comme un chapitre à part.
Aujourd’hui, je réalise qu’elles sont une racine profonde.
Un réseau humain.
Une légitimité construite dans le temps.
Une manière d’être à l’écoute, de poser les bonnes questions, de laisser la place à la parole de l’autre.
Ce réseau, aujourd’hui, débouche sur des projets florissants.
Des idées nouvelles.
Des collaborations.
Et surtout, une reconnaissance qui ne passe plus par des chiffres ou des audiences, mais par des regards, des mots, des émotions.
Tout n’a pas été simple pour autant
Ce serait mentir que de dire que tout a été simple ou fluide.
Passer d’un CDI après treize ans dans la même entreprise à une activité d’auto-entrepreneuse, travaillant en grande partie depuis chez moi, sans certitude sur la réussite du projet, demande de vrais ajustements.
Des ajustements en interne, dans le couple, dans la famille.
Apprendre à composer avec l’incertitude.
À accepter des revenus moins prévisibles.
À redéfinir les frontières entre vie professionnelle et vie personnelle.
Ce changement de statut bouscule, forcément.
Il oblige à se réinventer, pas seulement professionnellement, mais aussi dans l’organisation du quotidien.
Mais aussi une liberté nouvelle
En contrepartie, cette indépendance m’offre quelque chose de précieux : la souplesse.
La possibilité d’organiser mes journées autrement.
De travailler à mon rythme.
D’adapter mes horaires à ma vie de famille.
De prendre le temps quand c’est nécessaire, et d’accélérer quand l’énergie est là.
Cette liberté n’efface pas les doutes, mais elle les rend plus supportables.
Et surtout, elle donne le sentiment d’être à la bonne place, même quand tout n’est pas parfaitement stable.
Une année de fierté et d’accomplissement
2025 a été une année intense.
Une année de doutes aussi, parfois.
Mais surtout une année de fierté, d’accomplissement, et de reconnaissance.
Cette année a aussi été marquée par une belle reconnaissance de mes confrères journalistes, avec des articles dans Le Télégramme et Ouest-France, et une mention de Mémoire Vive dans une chronique sur Ici Armorique, comme un clin d’œil naturel à mon parcours.
Mémoire Vive est encore un essai à transformer.
Tout reste à consolider.
À développer.
À structurer.
Mais quoi qu’il arrive ensuite, je sais une chose :
👉 créer Mémoire Vive est la meilleure décision de ma vie.
Et 2026 ?
Je ne sais pas exactement ce que 2026 me réserve.
Et pour une fois, je trouve ça rassurant.
Je sais simplement que je veux continuer à :
- donner de la valeur à la parole,
- créer des souvenirs durables,
- travailler avec du sens,
- et rester fidèle à ce qui m’a poussée à me lancer.
Si 2024 a été l’année où j’ai appris à me choisir,
si 2025 est celle où Mémoire Vive est née,
alors 2026 sera peut-être celle où tout cela prendra encore plus d’ampleur.
Avec douceur.
Avec exigence.
Et toujours avec humanité.



