Il y a un an, je doutais. Aujourd’hui, j’ai confiance.
Il y a un an, jour pour jour, je vivais mon tout premier mariage en tant que prestataire. Celui de Delphine et Louis-Patrick. À l’Îlot Kergaher. Comme quoi… on ne fait peut-être vraiment rien par hasard.
À l’époque, je pensais venir enregistrer une cérémonie laïque et un vin d’honneur. La cérémonie était prévue à 16 heures. Je m’étais dit que trois heures d’enregistrement suffiraient largement. Je suis finalement repartie à… 2h30 du matin. Avec près de quatre heures de son à derusher… et le sentiment d’avoir vécu quelque chose de profondément humain.
Ce jour-là, j’ai compris.
De cette journée sont nés un reportage immersif et un livre d’or audio. Aujourd’hui encore, ce sont ces enregistrements que je fais écouter aux futurs mariés lors des salons du mariage auxquels je participe.
Et c’est assez drôle d’y penser : beaucoup de couples qui me font aujourd’hui confiance connaissent un peu Delphine, Louis-Patrick, leurs sœurs d’impro, leurs frères de glisse, leur famille de cœur et de sang… sans les avoir jamais rencontrés. Leur histoire a permis à d’autres de se projeter dans la leur.
Ce premier mariage a été une porte d’entrée.
Une porte vers un univers que je ne connaissais pas encore. Je ne savais pas, ce soir-là, que quelques mois plus tard je participerais à cinq salons du mariage. Que je m’inscrirais déjà à trois autres pour la saison prochaine. Que je rencontrerais des dizaines de prestataires passionnés, dont certains sont devenus de véritables partenaires… et même des amis. Que je serais aujourd’hui en train d’organiser mon propre salon du mariage avec une team de prestataires que j’adore !
Je me souviens très bien de mon tout premier salon, aux Arches de la Ria, à Belz. J’étais intimidée. J’avais du mal à parler de mon travail. Encore plus à « me vendre ». Je cherchais les bons mots. Aujourd’hui, je ne cherche plus vraiment. Je raconte. Je fais écouter. Parce qu’une expérience vaut mieux que mille mots. Quelques minutes d’écoute suffisent souvent à faire comprendre ce qu’est un reportage immersif. Les futurs mariés ferment les yeux, sourient, s’émeuvent parfois… et je vois très vite si quelque chose se passe.
Il y a des couples avec lesquels le courant passe immédiatement. Parce que, je crois, nous partageons les mêmes valeurs. Ils cherchent moins une prestation qu’une manière de garder une trace. Ils aiment les récits, les voix, les émotions sincères, les souvenirs imparfaits mais vrais. Alors, sur les salons, je n’essaie plus de convaincre. J’essaie déjà de leur faire vivre un petit morceau de l’expérience Mémoire Vive. Et ça fonctionne.
En un an, Mémoire Vive a beaucoup grandi.
Dans l’année qui s’est écoulée, j’ai enregistré des histoires de vie, des projets de territoire, des podcasts, des reportages de mariage. J’ai appris à écouter autrement. À monter autrement. À raconter autrement. J’ai aussi appris à avoir confiance. Confiance dans mon concept. Confiance dans mon travail. Confiance en moi.
Cette année, j’accompagne six couples. Deux autres m’ont déjà confié leur mariage en 2027. Et mon agenda 2028 s’entrouvre d’une façon très encourageante. Et je mène d’autres projets en parallèle.
Vanessa et Matthieu 💛
Hier soir, j’étais au troisième mariage de la saison. Celui de Vanessa et Matthieu. Dix-huit convives seulement. Un mariage tout en simplicité. Et comme un joli clin d’œil à Delphine, ils se sont rencontrés lors d’un cours de théâtre d’improvisation.
Je les avais rencontrés quelques mois plus tôt au salon L’Univers Blanc, à Taupont. Hier, j’ai réalisé que, parmi les prestataires présents, j’étais la seule qu’ils ne connaissaient pas déjà. La photographe était une ancienne collègue de Vanessa. Et les mariés avaient choisi de ne pas faire de fioritures. Un noyau dur d’invités, des proches, rien que des proches. Et moi. J’étais la seule personne extérieure à leur cercle. Et je me suis sentie profondément honorée d’avoir été choisie pour entrer, le temps d’une journée, dans leur histoire.
De l’intuition à la confiance…
Il y a un an, je me demandais si cette idée un peu folle de reportage sonore de mariage trouverait sa place. Aujourd’hui, je me demande surtout comment réussir à faire tenir toutes ces belles histoires dans mon agenda. Et je souris. Parce que cette semaine, un très beau rendez-vous m’attend. Je n’en dirai pas plus pour le moment… Mais je croise les doigts ! Et les orteils ! Mais j’ai appris, depuis un an, que les plus belles aventures commencent souvent par une rencontre.
Avant, j’avais peur qu’on puisse faire “la même chose que moi”. Aujourd’hui, beaucoup moins. Non pas parce que je pense être la seule à savoir enregistrer, monter ou raconter des histoires. Bien sûr que non. Des réalisateurs sonores, il y en a d’autres. Des journalistes, des documentaristes, des créateurs de podcasts aussi. Mais personne ne fera exactement ce que je fais, de la manière dont je le fais.
Une petite part de moi.
Parce que dans chaque reportage, il y a mon oreille, mon regard, ma sensibilité, ma façon de poser les questions, de laisser les silences exister, de chercher la phrase juste, de faire dialoguer les voix entre elles.
Et c’est peut-être cela, finalement, qui m’a le plus aidée à prendre confiance : comprendre que Mémoire Vive n’est pas seulement une idée. C’est MA manière d’écouter, et MA manière de raconter. C’est ce qui rend les prestations Mémoire Vive uniques. Mémoire Vive, c’est moi.
Une chose est sûre, en tout cas. J’aime profondément ce que je fais. J’aime écouter. J’aime raconter. J’aime rencontrer. J’aime voir les yeux des mariés s’illuminer lorsqu’ils entendent les voix de leurs proches. Et ce sont ces émotions-là qui me donnent envie de continuer.



